Son corps enlaçant le mien, me broyait les os jusqu'à les briser.
Tout en me serrant contre lui, j'enfonçait mes doigts dans son dos, lui
arrachant la peau et un son rauque de hurlement. Sa main d'abord parcoura
le long de ma nuque, puis carresa mes vertébres les unes après les autres,
je frissonais de plaisir, puis me ramena violemment vers lui. L'adrénaline monta en moi,
comme le feu si violent qui nous hantait depuis un moment. De ma bouche, je lui mordis le cou,
les veines éclatérent tout comme les artères. Je bus son sang, un acide se remplissait dans ma bouche.
Tandis que je m'abreuvais, il me ressera, éclata de rire, puis me jeta férocement vers le mur.
Ma tête claqua contre le mur, mes os sortaient de leur corps, mon sang s'écoulait. Il me regarda
comme une bête, les yeux avides, assoifées. Cette fois, ce fut lui qui me bus. Peu à peu mon corps s'affaiblit, les intestincs furent en manque d'acide, et gargouillérent en un écho des plus chaotiques.
Je m'accrocha à sa nuque, ramena la cicatrice tantôt faites par mes dents, puis repris de l'énergie
mais surtout l'âcre puants qu'il me donnait avec son sang. Il se dégagea, puis leva sa tête vers la mienne.
Ses doigts brulants sur mon cou, puis sur la clavicule me fis frissonner.
Un sourire s'afficha sur mon visage exténué. Il répondit par un rire bruyant et dérangeant, et enfouit sa tête contre mon ventre.
Là, où il n'y a pas si longtemps il me croquait avec ses dents aiguisaient, là, où mon sang devint sien.
Il se racla la gorge, puis se mit à chanter une berceuse qui donnait la chair de poule, donnant de la fraicheur,
à nos corps spongieux qui restaient collants.
Nos deux carcasse étaients seules et enfin devenus un.
Le liquide qui ne cessait de couler s'extirper des plus profonds de nos êtres.
L'instant se décimait nous laissant seuls et extasiés.
Texte inspiré par le texte de cet article écrit par Clem.
A lire avec cette chanson.
Dessin à venir.










